Médecine Navajos

La médecine traditionnelle des Navajos  s’appuie sur des traditions orales et des récits initiatiques. Pour les maîtriser, l’apprenti passe dix à quinze ans auprès d’un homme ou d’une femme médecin, un « hataali », qui possède déjà ce savoir. Le malade doit s’identifier à un « malade initial », personnage d’un récit initiatique, et traverser avec lui les dangers du récit, qui sont métaphoriquement ceux de la maladie, pour finalement accepter et surmonter ses peurs. C’est par ce processus initiatique que le malade atteint la guérison.

Il s’agit de guérir à la fois le corps et l’esprit. La personne malade est avant tout considérée comme une personne en déséquilibre, physiquement, psychiquement ou socialement. Le rôle de l’hataali est de recréer le lien entre le malade et sa communauté. Le malade, physique ou psychique, doit retrouver un état de communion avec tous ceux qu’il sera amené à rencontrer, même ses ennemis, pour être réintégré dans un équilibre social. Les cérémonies de guérison navajos sont appelées « Voies », ce qui souligne la responsabilité du malade dans le processus de guérison. Il doit identifier les situations de son quotidien qui l’ont amené à se sentir mal pour ensuite procéder aux modifications de comportement nécessaires afin de retrouver « hozho », l’harmonie. Après la guerre de Corée ou du Vietnam, la Voie de l’Ennemi était organisée afin que les vétérans surmontent leur traumatisme et se sentent en paix avec ceux qu’ils avaient tués.

Nausica Zaballos (Hérodote)

Les Upanishads

Tout homme se doit de lire les Upanishads

Un extrait

« Dans ce mauvais rêve que l’on visionne dans cette nuit qu’est la vie dans la matière, dans cette illusion vide qu’est le corps, tout ce qui est expérimenté comme faux-semblant, projeté par la vie empirique, ne peut être qu’impur. Dans l’enfance, on est stupéfait par l’ignorance ; dans la jeunesse, on est vaincu par une femme. Pour le restant de son temps, on est inquiété par son épouse. Que peut-on accomplir en tant qu’homme de moyenne capacité ? Mais la suite a de quoi faire hurler : l’irréalité chevauche sur les vagues de l’existence ; la laideur sur celles des jolies choses ; la peine sur celle des plaisirs. Y a-t-il une seule entité à laquelle on puisse se raccrocher ?

Ils trépassent eux aussi, ces hommes si importants que, du moindre cillement de leurs paupières, ils décident de la prospérité ou du désastre du monde. En regard, que représente un humble citoyen comme moi ? Cette vie empirique de l’être humain se trouve, dit-on, à la limite où commence la souffrance (des mondes inférieurs, ou enfers). Dès lors que le corps s’y est profondément incarné, comment le plaisir peut-il devenir une victoire définitivement acquise ?

Je suis éveillé ! Je suis éveillé ! Le voici, cet infâme voleur qui a empoisonné ma vie, le mental ! Je vais le détruire : trop longtemps, j’ai supporté ses attaques.

Ne sois pas déprimé. Ne cherche pas à saisir, c’est ce qui est justement à éviter. Abandonne l’idée de rejet autant que de saisie, enracine-toi profondément dans ce qui n’est ni à saisir ni à rejeter, et demeure intégralement ferme.

Le connaisseur, qui s’est délesté de toute chose susceptible de rejet ou de saisie, possède, tout en étant dépouillé d’impressions latentes, les attributs suivants : libération du désir et de la peur, de l’impulsion et de l’action ; éternité, égalité, sagesse, douceur, certitude, fermeté, amabilité, contentement, charité, voix douce et posée.
(…)
Pour tous ceux qui vivent en grandes âmes, l’humanité entière ne constitue qu’une seule famille. Réfugie-toi en cet état de liberté vis à vis de toutes les considérations du monde, par-delà la vieillesse et la mort, là où toutes les constructions mentales sont taries, où nul attachement ne peut trouver un point d’ancrage.

Cet état est celui de Brahman, d’une pureté absolue, au-delà de l’inextinguible avidité comme de la souffrance.

Ainsi équipé, on parcourt librement la terre sans être abattu par les crises qui peuvent survenir. »
(Maha Upanishad, VI, 22-30 & 73-74, p. 401 & 404-405)

Merveilleux soufisme

« Trente oiseaux seulement atteignent le palais du Simorgh. Le chambellan leur présente alors un miroir; ces trente oiseaux contemplèrent enfin la face du spirituel, et perçurent qu’ils voyaient bien Simorgh. Ils étaient stupéfaits, ne sachant plus s’ils étaient restés eux-mêmes ou s’ils était devenus Simorgh. »

Avec la Conférence des oiseau, le poète persan Farid ad-Dîn ‘Attar (environ 1145-1220) conte, au fil d’un voyage imaginaire des oiseaux en quête de leur roi le Simorgh, l’itinéraire mystique du soufisme persan, pour lequel Dieu n’est pas extérieur au monde, mais présent dans la totalité de l’univers.

Petit Papa Noël

Extrait du blog de JACQUES BERTHOMEAU

 » Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel, prends l’escalier de service plutôt que l’ascenseur social qui est en panne depuis des plombes, pense à Gabriel Péri, à Honoré d’Estienne d’Orves, à Guy Môquet et Gilbert Dru, laisse de côté les niaiseries de Tino Rossi, avec ses petits souliers et ses jouets par milliers, sonne à ma porte quelle que soit l’heure, je t’ouvrirai, t’accueillerai, autour d’un verre de vin qui pue nous partagerons le pain et le sel, nous ne referons pas le monde car il est en si piteux état que certains pensent qu’il court à sa perte, nous avec, du moins nos enfants et nos petits-enfants, nous n’évoquerons point les points de nos retraites vu que nous sommes de vieux cons privilégiés, au troisième godet de vin nu, en nous tapant la cloche de bouts de fromages qui puent, nous commenceront à déblatérer, à dresser la liste de ceux qui pensent à notre place, de ceux qui nous pourrissent la vie, de ceux qui le cul sur leur chaise prêche la Révolution, de ceux qui mettent les doigts dans la confiture, de ceux qui ont oublié que gouverner c’est choisir, aux c’est pas de ma faute, à ce régime là nous risquons d’y passer la nuit, autour de trois heures du matin nous nous souviendrons que, petits cons, nous proclamions à pleins poumons, élections piège à cons, au petit matin nous ouvrirons une roteuse pour accompagner un bout de brioche, comme tu n’as pas d’âge tu égrèneras tes souvenirs de toutes les guerres qui devaient être la der des der, et puis, même si les cocos ont trahi, de Budapest à la Tchécoslovaquie en passant par le mur de Berlin et le Goulag, nous évoquerons l’Aragon de la Résistance :

Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l’échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Qu’importe comment s’appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l’un fût de la chapelle
Et l’autre s’y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du cœur des bras
Et tous les deux disaient qu’elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l’un chancelle
L’autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l’autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Nos sanglots font un seul glas
Et quand vient l’aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu’aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
A la terre qu’il aima
Pour qu’à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
L’un court et l’autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L’alouette et l’hirondelle
La rose et le réséda

Louis Aragon, « La Rose et le Réséda » « 

Gilgamesh

Excellente analyse de l’épopée de Gilgamesh par Cocidoine (février 2019):
…2000 ans avant JC, vous vous rendez compte….
Et cette épopée est à l’origine d’une multitude d’écrits qu’elle a inspirés chez toutes les civilations humaines…dont la Bible…
Fascinant!!!

« Gilgamesh est le livre d’une vie. Auquel on repense, et l’on revient périodiquement. Comme il est ouvert à toutes les interprétations, il donne nécessairement à réfléchir. En dehors des poèmes dont la beauté transparaît, malgré l’infranchissable mutisme d’une langue perdue depuis des millénaires, la grande morale reste éternelle: comment supporter l’insurmontable scandale de la mort? « Je veux aller bien loin par la plaine! Je ne sais comment me taire; je ne sais comment crier! Mon ami que j’aimais n’est plus que fange! » Ca ne touchera que ceux pour qui amitié a encore un sens, que ceux qui auront connu la mort et l’auront éprouvée durement, que ceux qui auront connu la guerre et son injustice foncière, que ceux qui ont compris par la révélation du néant qu’il n’y a pas d’au-delà et qu’une fois mort, on est foutu.
Mais au-delà du concret, l’amitié de Gilgamesh et d’Enkidu, c’est aussi la condition humaine elle-même, symboliquement tiraillée entre la volonté du surhomme inaccessible et le bonheur perdu du bon sauvage. Mais cela aussi, il faut avoir vécu pour le sentir vivement. Et c’est encore vrai des paroles de Gilgamesh en réponse aux avances d’Ishtar. La grande morale de ce récit d’avant les Temps, mais qui n’appartiendra jamais au passé parce qu’il parle de ce qui, justement, ne passe pas et ne passera jamais tant qu’il y aura des hommes – la grande morale de ce récit, c’est qu’il faut vivre. Se débarrasser de tout ce qui fait écran entre la vie et nous, parce que rien ne dure: « Est-ce pour toujours que nous bâtissons nos maisons, pour toujours que nous marquons de notre sceau ce qui nous appartient? » Non.
C’est pourquoi il faut profiter de la vie tant qu’elle dure, vivre en harmonie avec la nature, se consacrer aux siens, faire preuve envers les autres d’humanité et leur témoigner amitié et justice. Sans doute, les blasés trouveront que c’est bien médiocre et pas du tout pétillant. C’est parce qu’ils projettent leur propre médiocrité sur ce qu’il y a de plus beau et de plus fort en ce monde. Après tout, « blasé », n’est-ce pas l’appellation classique du no-life? « Il y a des hommes, O Roi, qui vivent une vie qui ressemble à la mort, et quand ils sont retournés à la boue, on ne voit pas la différence »… »

Un court extrait de ce poème:

« Où vas-tu Gilgamesh?
La vie que tu cherches
tu ne la trouveras pas.
Lorsque les grands dieux créèrent les hommes,
c’est la mort qu’ils leurs destinèrent
et ils ont gardé la vie éternelle,
mais toi Gilgamesh
que sans cesse ton ventre soit repu
sois joyeux nuit et jour
danse et joue
fais chaque jour de ta vie
une fête de joie et de plaisirs
que tes vêtements soient propres et somptueux
lave ta tête et baigne-toi
flatte l’enfant qui te tient par la main
réjouis l’épouse qui est dans tes bras.
Voilà les seuls droits que possèdent
les hommes »

De l’Islam

Pour ceux qui ont suivi (sans doute désemparés comme je l’ai été) le récent « débat » Sifaoui/Zemour, pour ceux (comme moi) qui s’indignent du comportement de la Sorbonne et de l’annulation du projet de formation demandé à M. Sifaoui qui lui a coûté deux ans de travail, pour les « nuls » (comme moi) attirés par ce qu’ils connaissaient de la philosophie soufiste, l’analyse de Nader Allouche dans Marianne (que je rapporte ci-dessous) me parait très enrichissante.
Ensuite, suit le  « débat » pour qui ne l’a pas encore vu. (seul le lien apparait dans la notification par mail)
Moralité, il faut sans doute se garder des exposés aux idées simplistes à destination « grand public » 🙂

« Le Soufisme n’est pas la solution à l’extrémisme musulman
Mohammed Sifaoui a raison de rappeler à Eric Zemmour que les Frères musulmans et le salafisme sont des mouvements schismatiques du reste de l’islam. Mais de parler de cet autre islam, autrefois majoritaire et même exclusif, comme de courants pacifiques et modernes m’a beaucoup étonné.
Nombre de maîtres soufis canoniques ont fait l’apologie du djihad expansif ou de la persécution des juifs et des chrétiens
Quand Sifaoui a cité le soufisme comme exemple de l’existence de courants modérés dans l’islam, il a montré que d’érudition sur la religion mahométane, il n’a que le strict minimum. Le soufisme n’est pas un mouvement pacifiste ; il n’est même pas un mouvement du tout. Le soufisme est la gnose de l’islam sunnite, dont il pratique le rite, et à la Charia duquel ses maîtres et ses fidèles obéissent scrupuleusement. Nombre de maîtres soufis canoniques ont fait l’apologie du djihad expansif ou de la persécution des juifs et des chrétiens. Sur la violence chez les soufis, nous pouvons citer les travaux excellents de Razika Adnani.
Pour mieux comprendre ce qu’a dit Sifaoui
Je suis sidéré par ailleurs que, sur une antenne grand public, Mr Sifaoui ait pu parler en des termes très élogieux du « malikisme ». Le malikisme est une école juridique et un rite musulmans.
Pour faire simple, l’islam sunnite connait deux écoles théologiques, quatre juridictions ou écoles juridiques (qu’on appelle en vulgarisation des charias : il y a donc quatre charias de référence), qui sont aussi des rites (puisque, entre autres, elles codifient le rituel religieux), et plusieurs dizaines de « voie » soufies (pour la mystique). L’islam sunnite se décompose donc en trois disciplines: la théologie, le droit et le rite, et la mystique.
Un musulman sunnite doit se choisir une école théologique parmi les deux proposées, il doit s’affilier à une juridiction parmi les quatre reconnues, il doit respecter le rite découlant de sa juridiction et il peut, s’il veut, se choisir une « voie » soufie pour pratiquer la spiritualité. Voilà exactement ce que veut dire canoniquement être un musulman sunnite.
Le malikisme, le problème maghrébin de l’islam français
Ce qui intéresse le public français, c’est la charia. Alors, restons-y. Il se trouve que le musulman choisit rarement librement sa charia et son rite. Dans le Droit musulman, les fidèles sont sous le Commandement du « Prince » (au Maroc, on dit Commandeur) et donc de la charia qu’il s’est choisie, et ils doivent, ainsi, également suivre le rite du Prince. En Afrique du Nord, la charia et le rite de référence sont le malikisme. Monsieur Sifaoui est malikite de naissance.
La charia malikite est la plus violente et la plus archaïque des quatre charias de référence. Quand Monsieur Sifaoui déclare qu’il y a de bons courants dans l’islam et qu’il cite le malikisme, il y a de quoi s’étonner. Nos compatriotes français de confession juive, originaires d’Afrique du Nord, dont l’Histoire devrait beaucoup plus nous intéresser et a beaucoup à nous apprendre sur l’islam, le savent bien. Leurs aïeux qui ont vécu sous le joug du sultan marocain ou des beys de Tunis et d’Alger, ont toujours en mémoire la grande violence sociale et judiciaire de l’islam malékite à leur encontre, et c’est d’ailleurs pourquoi, en Algérie, ils n’ont pas hésité une seconde à choisir la France, alors qu’ils vivaient dans ce pays depuis l’Antiquité.
M. Sifaoui est passé à côté du sujet et n’a pas joué son rôle
Même si les efforts en publicité du Maroc, pour le faire oublier, ont bien réussi, certains, comme Eric Zemmour, ont la mémoire tenace, et font obstacle à toutes les mythologies hallucinantes développées autour de l’islam maghrébin, comme la convivienza en Andalousie ou la soi-disant protection de Muhammad V à ses sujets juifs, dhimmis, pendant la deuxième guerre mondiale. Cependant, chez Eric Zemmour, il ne s’agit pas seulement de lucidité et d’humanisme, mais, je le déplore vivement, de nationalisme français, fallacieux et fascisant. On le constate sans appel, quand il reproche à Mohammed Sifaoui son apologie de la République et de la démocratie plutôt que de la France. Est-ce à dire pour Monsieur Zemmour que nous devrions aimer la France de l’inquisition et de la monarchie absolue et nous en revendiquer?
En Égypte, au Liban, en Turquie : l’islam des Lumières
Si l’islam maghrébin traditionnel est archaïque et inconciliable avec la République, a contrario, les islams d’Istanbul, du Caire, de Bagdad et de Damas offrent des fenêtres pour que s’y engouffre la modernité. Le hanafisme et le chaféïsme (les deux charias de référence dans ces cités) ont d’ailleurs permis des jours plus heureux aux chrétiens et aux juifs que ces derniers n’en ont eu en Afrique du Nord. Ne dit-on pas à ce propos : « heureux comme un juif en Irak » ?
À mon humble avis, M. Sifaoui est passé à côté du sujet et n’a pas joué son rôle, qui, dans cette émission, face à Eric Zemmour, devait être celui d’un érudit et d’un éclaireur sur l’islam.
Le problème fondamental en France est que les musulmans, pour une bonne partie originaires d’Afrique du Nord, obéissent à la charia malikite, qui est la plus dure et la plus violente des quatre charias de référence. Les français musulmans originaires de Turquie, du Liban, d’Égypte, d’Irak… n’ont pas ce problème. Ils relèvent des charias hanafite et chaféïte, plus douces et plus souples.
Le problème n’est pas seulement les Frères musulmans et le salafisme
En filigrane, se pose la question de l’immigration : si les Maghrébins ont la charia et le rite les plus contrariants de tout le monde musulman, n’est-il pas préférable d’accueillir des réfugiés syriens plutôt que des immigrés marocains ou algériens ? Au lieu de coopérer avec le Roi du Maroc et Alger sur l’organisation de l’islam en France et sur la formation des imams, ne serait-il pas mieux de frapper à la porte du Grand Mufti de Beyrouth ou d’Égypte ?
Ce que Zemmour et Sifaoui auraient dû dire et qu’a priori, ils ne savent pas, c’est que le problème n’est pas seulement les Frères musulmans et le salafisme. Le problème est d’abord et surtout l’islam malikite du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, contre lequel la société française et en premier lieu les musulmans de notre pays doivent s’élever. »