Issoire à Paris

À Paris on trouve trace du nom d’Issoire dans le 14 e arrondissement de la capitale. Près du parc de Montsouris, la rue de la Tombe-Issoire s’étend sur plus d’un kilomètre. Considérée comme l’une des plus anciennes voies d’accès à l’ancien Paris, la rue possède sa propre légende, celle de l’impitoyable géant Isoré.
Au Moyen Âge, un géant nommé Isoré, roi de Coimbre au Portugal, vivait dans les forêts environnantes. Il prenait pour habitude d’effrayer, de dépouiller voire d’assassiner les pèlerins qui s’aventuraient sur son passage. Après avoir envoyé ses meilleurs chevaliers, le roi fit appel à un ermite, Guillaume d’Orange. Celui-ci parvint à décapiter le géant. Le corps d’Isoré, trop grand et trop lourd pour être emporté, fut alors enterré sur place par la population. Avec le temps, le nom se modernisa et le lieu fut baptisé rue de la Tombe-Issoire.

Mon Cézallier

Le Cézallier : le vertige à l’horizontale

Le Cézallier apparaît telle une steppe solitaire et démesurée, aussi douce de rondeurs sensuelles que violentée par la froidure et la burle.
L’Auvergne, écrivaient Vialatte et Pourrat, est une île au cœur de la France. Le Cézallier, lui, serait plutôt une mer, paradoxale, soulevée au-dessus des terres. Un océan vert courant vers l’horizon en vagues souples, et quelques chapelles perchées sur ses rebords en guise de phares. Ainsi, celle de Saint-Alyre-ès- Montagne, tout au nord, celle de Chanet, perdue à l’est d’Allanche, avec son enclos minuscule, son porche creux pour protéger des bises mordantes et ses fresques romanes de cinéma (réalisées en 2002 pour Le Frère du guerrier, film de Pierre Jolivet). Ou encore à l’ouest, la chapelle Valentine, vigie blanche et noire au clocher carré, sur son promontoire dominant la Santoire et le hameau de la Gazelle…

( Sophie Bogrow  : Détours en France n°174, p. 55 Publié le 19/09/2014)

Quelques images typiques de cette terre qui me fascine

Saint Floret

Saint Floret, un de nos petit village du Puy-de-Dôme.

Une vierge romane polychrome du XIIIe siècle, ayant toutes les caractéristiques d’une vierge noire, se tient dans un petit oratoire d’un pont sur la Couze Pavin : Notre-Dame du Pont. Elle est proche de la grotte dont la légende raconte que la source avait le pouvoir de guérir les maladies des enfants dont les linges, jetés en l’air, restaient collés sur la voûte. Un autre miracle eut lieu durant la dernière guerre : la vierge aux grandes mains protégea le pont des bombardements de l’aviation allemande en 1944. La seule bombe qui n’explosa pas fut celle qui tomba sous l’arche unique du pont de la Pède.

Dominant la vallée de la Couze Pavin se dresse la colline du Chastel. C’est là que les hommes du néolithique vinrent s’installer, suivis des celtes, des gallo-romains, puis des premiers chrétiens. Le haut de la butte fut de tout temps considéré comme sacré, et c’est là que les hommes construisirent leur sanctuaire.
Ce lieu est des plus troublant avec ses tombes anthropomorphiques et son ossuaire.