George Orwell, Aldous Huxley

Adeptes du « progrès », des échanges commerciaux sans limites, du « libéralisme », de la production de masse, de la consommation de masse, du démantèlement des services publics (EDF, SNCF, PTT…..), de la démagogie, de la flatterie des médiocres au nom d’une pseudo égalité, de la promotion de la facilité, du confort, des droits sans la limitation des devoirs,…..
vous ne pourrez pas dire ne pas avoir été prévenus
il faut réfléchir, réagir, refuser ! Quel qu’en soit le prix!

Gérald Bronner

A propos de son dernier ouvrage « Apocalypse cognitive », des extraits d’interview du journal Le Point:

« Jamais dans l’Histoire l’être humain n’a bénéficié d’autant de temps disponible, soutient-il, ni n’a été soumis à une telle masse d’informations. Mais loin d’utiliser ces trésors pour élever l’humanité à un stade supérieur de connaissances, il en devient le jouet… 

Instinct. Surinformé, plongé dans un océan planétaire de données, de croyances, de fake news, de démagogie et de mensonges, le cerveau humain est désormais l’enjeu d’une lutte d’influences visant à en capturer les tendances naturelles et à en exploiter les fragilités. Dans cette course permanente pour capter l’attention du public, médias, fournisseurs de contenus, publicitaires, idéologues, politiques même s’adressent à nos instincts plus qu’à notre raison, dévoilant certains éléments de notre nature profonde façonnés par des millénaires d’évolution : l’obsession du sexe – liée à l’instinct de reproduction –, le conflit – consubstantiel à la vie en groupe –, la peur – condition de la survie en milieu hostile… Ces mêmes instincts qui ont permis à l’homme du néolithique de développer des civilisations successives entraîneront-ils l’humanité, demain, sur une pente inverse ?
Face à cette vertigineuse perspective, Gérald Bronner défend une approche basée sur la connaissance et le développement de l’esprit critique. Mais cette approche, prévient-il, a un préalable : la lucidité. Pour se libérer des innombrables manipulations qui le menacent, l’homme doit en premier lieu accepter de regarder en face sa propre nature, et se libérer des « mythes » découlant du déterminisme social dont s’inspire encore largement la sociologie contemporaine. Puisque les thèses actuelles ne permettent pas de comprendre ni de penser le réel, il convient d’en changer, en balayant les idéologies qui refusent cette « part sombre » de la nature humaine. En clair, Pierre Bourdieu et ses disciples se trompent, assène-t-il : si l’environnement social influence évidemment les individus, le pouvoir prêté à des entités collectives (« le capitalisme », « le système », « les dirigeants »…) échoue à rendre intelligibles les conséquences du chaos informationnel qui bouleverse nos sociétés. Au contraire : nos données numériques prouvent que nous sommes aussi naturellement dotés de dispositions cognitives qui déterminent nos comportements.

Illectronisme

Illectronisme
Les français ne sont pas tous égaux face au numérique
La France ne cesse de dématérialiser ses procédures administratives depuis les années 90. Problème, elle fait naître une inégalité de traitement entre les citoyens. L’illectronisme frappe une partie du pays et une mission du Sénat estime qu’il s’agit d’un enjeu majeur qui nécessiterait un investissement de l’ordre d’un milliard.

800 000 habitants en détresse numérique dans les Hauts-de-France. Soit un habitant sur six touché par le phénomène. Dans cette analyse publiée le 8 décembre, l’INSEE pointe du doigt l’illectronisme qui frappe la région, ainsi que la France. L’institut révèle que 13 % de la population de la région n’a pas accès à internet à domicile et que 17 % des plus de 15 ans sont en situation délicate face à internet. 90% de ces individus ne l’auraient d’ailleurs même pas utilisé dans l’année.

(cet article est fortement inspiré d’un article de « Front Populaire »)

Le phénomène est la suite logique de la disparition des services publics, de la mise en concurrence de tout et pour tout, à des fins de rentabilité immédiate ou de baisses de prix.
On ose placer tout ça sous le drapeau du « libéralisme » alors que ce n’est qu’aliénation
chemin de fer, poste, produits de consommation courante et nourriture, télécommunication ….etc etc.
Et bientôt l’aliénation 5G….

Stupidité absolue dont on paiera le prix au centuple et de multiples façons.

Génération Hydrogène

Best off de l’excellente rétrospective sur l’énergie hydrogène autour de la fondation « Air Liquide ».

“Génération Hydrogène” a été diffusé en ligne jeudi 10 décembre et a rassemblé plus de 10000 personnes pour parler de l’hydrogène autour de Benoît Potier, Président-Directeur Général, avec la participation de Bertrand Piccard, Initiateur et Président de la Fondation Solar Impulse, et de Philippe Croizon, aventurier, conférencier et auteur.
Pendant cet événement, Benoît Potier a pu répondre aux questions les plus posées par les internautes.

 

Le fantasme de la voiture électrique

Hypocrisie générale

Le citoyen lambda est soulagé de croire qu’il aura une solution au problème du CO2 sans avoir à prendre le bus ou le vélo. Les industriels peuvent affirmer que leurs voitures deviendront sans impact sur l’environnement, ce qui recueille l’assentiment général. Et les élus se font bien voir par leurs électeurs en effectuant la promotion de ce moyen de locomotion, sans rappeler que la condition est d’avoir une électricité bas carbone.

Pour électrifier tout ce qui roule sur route, en France, il faudrait augmenter d’un gros 40% la consommation d’électricité. Et si les batteries sont vidées chaque jour et que tout le monde se rebranche le soir, cela crée un fameux problème. En France, avec 30 millions de véhicules et 40 kW d’appel de puissance pour une recharge rapide, il faudrait plus de 1.200 GW disponibles! (la puissance d’un réacteur nucléaire classique est d’environ 1 GW, NDLR). Même en divisant d’un facteur 10 (parce que les batteries ne sont pas vidées tous les jours, qu’elles utilisent pour une partie la recharge lente…) on dépasse encore les 100 GW, ce qui est la puissance de pointe pilotable du réseau en France. Ce qui veut dire qu’il faudrait doubler ce parc pilotable, dont l’éolien et le photovoltaïque ne font pas partie

La fabrication des batteries pose aussi problème.
Plus on utilise un métal léger et plus la quantité d’énergie stockée par kilo grimpe. Pour cette raison, il n’y aura rien de mieux que le lithium, dont les gisements intéressants sont limités. Ils sont en outre souvent situés dans des endroits désertiques, et pour extraire le lithium, il faut de l’eau…

Un autre goulet d’étranglement, c’est le cobalt: on ne l’exploite pas en tant que tel, c’est un sous-produit de l’extraction du nickel ou du cuivre. Et on ne va pas exploiter de nouveaux gisements de nickel juste pour fabriquer du cobalt. Il y a aussi la question des terres rares, nécessaires pour les aimants permanents des moteurs électriques, mais pour lesquelles la visibilité sur les quantités réellement disponibles est mauvaise.

Que préconise Jancovici?

Si on veut baisser les émissions de gaz à effet de serre aussi vite que possible, il faut commencer par faire des voitures thermiques plus légères, plus sobres et moins nombreuses. Il faut notamment une réglementation qui impose une baisse beaucoup plus rapide des émissions des véhicules neufs sur le marché, et un arrêt de toutes les échappatoires (comme considérer que l’électrique en Allemagne est zéro émission). Un encouragement massif à la conversion électrique est tout à fait prématuré.

L’électrification doit venir dans un deuxième temps, quand les voitures seront devenues plus petites et moins puissantes, et que l’électricité viendra effectivement de sources bas carbone. Cela rendra les choses beaucoup plus aisées. Il y a tout de même des niches sur lesquelles, dès à présent, c’est une bonne idée de passer à l’électrique: pour les bus qui s’arrêtent et redémarrent en permanence, par exemple. Et aussi pour les tout petits véhicules, comme les scooters, qui ont un moteur thermique dont le rendement est particulièrement mauvais. Mais électrifier tout le parc de voitures, avec leurs performances actuelles, c’est difficile à imaginer. Je prends les paris avec qui veut que cela ne se produira pas.