Panique

Le gouvernement vient de faire paraître un DGS urgent sur les variants Anglais / Sud Africains et Brésiliens. L’inquiétude n’est plus trop sur l’anglais mais sur les deux suivants. Manifestement les anglais ont perdu.
Le SARS CoV 2 comme tous les virus mutent en permanence. La plupart des mutations sont délétères mais certaines ne sont vraiment pas terribles. Parmi ces mutations une la N501Y est associé à une forte contagiosité.
Cette mutation est présente dans les 3 variantes : Anglais : N501Y V1 Sud Africain : N501Y V2 Brésilien : N501Y V3
Sur le Sud Africain notamment il y a une autre mutation E484K. Cette mutation est particulièrement inquiétante car on suspecte qu’elle rende le virus résistant aux vaccins et resistant à une primo infection. Dans le pire des scénarios on recommence à 0.

Ci-dessous le DS urgent

CORRUSS – Centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales
DGS-URGENT
DATE : 07/02/2021
RÉFÉRENCE : DGS-URGENT N°2021_12
TITRE : STRATEGIE DE FREINAGE DE LA PROPAGATION DES VARIANTES DU SARS-COV-2 : RENFORCEMENT SPECIFIQUE SUR LES VARIANTES D’INTERET 20H/501Y.V2 ET 20J/501Y.V3
Professionnels ciblés
☒ Tous les professionnels
☐Professionnels ciblés (cf. liste ci-dessous)
☐Chirurgien-dentiste
☐Audioprothésiste
☐Podo-Orthésiste
☐Ergothérapeute
☐Autre professionnel de santé
☐Sage-femme
☐Manipulateur ERM
☐Orthopédiste-Orthésiste
☐Diététicien
☐Médecin-autre spécialiste
☐Pédicure-Podologue
☐Pharmacien
☐Infirmier
☐Opticien-Lunetier
☐Psychomotricien
☐Masseur Kinésithérapeute
☐Orthoptiste
☐Orthoprothésiste
☐Médecin généraliste
☐Orthophoniste
☐Technicien de laboratoire médical
Zone géographique
☒National
☐Territorial
Mesdames, Messieurs,
Compte-tenu de la progression de la diffusion des variantes d’intérêt du SARS-CoV2, soit les variantes 20I/501Y.V1 (dite « britannique »), 20H/501Y.V2 (dite « sud-africaine ») ou 20J/501Y.V3 (dite « brésilienne ») sur le territoire national, des mesures complémentaires sont mises en oeuvre. Un renforcement spécifique est prévu sur les variantes d’intérêt 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3 dont la circulation est aujourd’hui minoritaire mais qui présentent un risque d’échappement immunitaire et vaccinal.
Vous pourrez retrouver l’ensemble des éléments de cette stratégie renforcée de lutte contre les variantes d’intérêt du SARS-CoV2 utiles à votre pratique dans une fiche disponible au lien suivant : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiche-lbm_vdef1.pdf
1/ TESTER – La stratégie de criblage des variantes d’intérêt est généralisée :
– Dispositions pour les trois variantes d’intérêt
Tout test, TAG ou PCR, donnant lieu à un résultat positif doit désormais obligatoirement faire l’objet d’une RT-PCR de criblage en seconde intention, réalisée dans un délai de 36H maximum, afin de déterminer s’il s’agit d’une contamination par une variante d’intérêt.
Les laboratoires réalisant les tests de criblage doivent en transmettre les résultats aux laboratoires ayant réalisé le test de première intention, qui ont la responsabilité de signaler à la personne contaminée qu’il s’agit d’une contamination par une variante d’intérêt, et laquelle. Par ailleurs, cette information sera ensuite confirmée par le traceur de l’Assurance maladie en charge du contact-tracing.
Dans le cadre de la stratégie de criblage actuelle, il est demandé de n’utiliser, en seconde intention, que les kits RT-PCR ayant deux cibles dont au moins la mutation N501Y, commune aux 3 variantes d’intérêt actuellement circulantes, et permettant de distinguer la variante 20I/501Y.V1 d’une part et les variantes 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3 d’autre part.
La liste des kits RT-PCR de criblage pouvant désormais être utilisés est disponible sur le site du MSS au lien suivi.
Des travaux sont en cours pour permettre l’utilisation et la généralisation de ces kits en première intention pour le diagnostic primaire. Par ailleurs, le ministère a pour objectif d’encourager le développement de kits ciblant de nouvelles variantes d’intérêt potentielles, et en premier lieu la mutation 484K, responsable du risque d’échappement immunitaire, qui seront déployés et généralisés dès qu’ils seront disponibles.
CORRUSS – Centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales
Le dispositif de recherche des variantes d’intérêt est étendu aux tests antigéniques rapides. Ceux-ci doivent conserver toute leur place dans la stratégie de lutte contre l’épidémie, selon les indications actuellement en vigueur. Les tests antigéniques avec un résultat positif doivent désormais faire l’objet d’un second prélèvement, en vue d’une RT-PCR de criblage, afin de rechercher les mutations spécifiques des variantes d’intérêt. Lorsque ce second prélèvement peut être réalisé dans le même temps, celui-ci doit être privilégié, dans le cadre d’un conventionnement entre acteurs. Dans le cas contraire, le patient doit être adressé à un laboratoire de biologie médicale pour la réaliser ou bénéficier d’un prélèvement réalisé à domicile par un professionnel de santé.
La recommandation de renvoyer vers une RT-PCR les personnes de retour de voyage, ou en lien avec une personne ayant voyagé récemment, ou vivant dans une zone où une augmentation brusque de l’incidence est observée, se présentant pour la réalisation d’un test antigénique rapide, reste en vigueur.
2/ ALERTER – la recherche de chaines de transmission supplémentaires autour des cas de variantes d’intérêt est renforcée :
– Dispositions pour les trois variantes d’intérêt
Les opérations de tracing et d’isolement continuent d’être déclenchées dès la réception du résultat du test, PCR ou TAG, de première intention sans attendre les résultats de la RT-PCR de criblage. Les dispositions de renforcement lors d’une contamination par variante décrites infra sont déclenchées lors de la réception du résultat de la RT-PCR de criblage, sans attendre une confirmation par un éventuel séquençage. La priorité demeure l’isolement sans délai des cas et le déclenchement rapide de leurs contacts.
Il convient de sensibiliser le patient porteur d’une variante d’intérêt au risque de contagiosité accrue et à l’importance d’un respect particulièrement strict de l’isolement et des gestes barrière.
Pour rappel, dans le cadre du tracing de niveau 2 et des investigations de niveau 3 autour de ces cas, il sera également demandé à l’ensemble des contacts à risque identifiés autour des porteurs de variantes d’intérêt de prévenir eux-mêmes (contact-warning) les personnes avec qui elles ont été en contact à risque depuis leur dernière exposition à risque avec le cas index (contacts de seconde génération). Pour celles-ci les recommandations suivantes seront proposées :
– Renforcer l’application des mesures barrières et notamment le port du masque grand public filtration supérieure à 90% ou du masque chirurgical en présence d’autres personnes ;
– Télétravailler dès lors que cela est possible ;
– Réduire volontairement ses contacts sociaux durant les 7 jours suivant ;
– Réaliser un test diagnostic sans délai au 1er symptôme.
Les personnes contact reçoivent un SMS ou un mail les orientant sur le site de l’Assurance maladie qui leur est dédié (https://declare.ameli.fr/sms/) et qui intègre des consignes spécifiques.
– Dispositions renforcées pour les variantes 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3
Les contacts à risque des personnes porteuses d’une variante 20H/501Y.V2 ou 20J/501Y.V3 doivent bénéficier d’un test PCR, à J0 (dès son identification), afin de démarrer sans délai les opérations de contact-tracing s’il est positif. En cas de résultat positif, le criblage par une RT-PCR de seconde intention est réalisé. Une attention particulière devra être apportée, en cas de test négatif, à l’importance de bien respecter la période de quarantaine de 7 jours depuis le dernier contact à risque et sur la nécessité de réaliser un test RT-PCR à J7, à l’issue de cette période.
3/ PROTEGER – Le suivi du respect de l’isolement des personnes porteuses d’une variante d’intérêt est intensifié :
– Dispositions pour les trois variantes d’intérêt
La mise en oeuvre d’un isolement précoce et bien respecté pour les personnes porteuses d’une variante d’intérêt est une priorité.
Pour rappel, les personnes (cas confirmé et personnes contact à risque) suspectées d’avoir fait l’objet d’une contamination par une variante et les personnes dont la contamination par une variante a été confirmée font l’objet d’un suivi renforcé (isolement/quarantaine) :
o Les visites à domicile réalisées par des IDEL sont programmées et proposées systématiquement ;
o Lors de la prise de contact par la CPAM, les personnes concernées dont la situation personnelle laisse présager un fort risque de propagation (personnes vivant en famille, notamment avec des proches à risque, etc.) se voient systématiquement proposer une offre spécifique d’hébergement via les CTAI.
– Dispositions renforcées pour les variantes 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3 :
CORRUSS – Centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales
Pour les variantes d’intérêt 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3, la durée d’isolement est portée à 10 jours.
Du fait de la contagiosité accrue de ces deux variantes, un test de sortie d’isolement doit être systématiquement réalisé pour les personnes qui en sont porteuses.
Après 10 jours pour les contaminations par une variante d’intérêt 20H/501Y.V2 ou 20J/501Y.V3, et en l’absence de fièvre depuis plus de 48h pour les patients zéro symptomatiques, la levée de l’isolement est désormais conditionnée pour les cas confirmés à l’obtention d’un résultat de test négatif. Si le test revient positif, l’isolement est prolongé de 7 jours après ce résultat.
Dans les cas de contamination confirmée par une de ces deux variantes, une deuxième visite infirmière sera programmée, notamment pour réaliser le test prévu pour autoriser la sortie de l’isolement.
– Dispositions relatives à l’Education nationale
Pour les variantes d’intérêt 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3, la fermeture de la classe est automatiquement prononcée, suite à une investigation de niveau 3 à la main de l’ARS, et l’ensemble des élèves – ainsi que le ou les professeurs testés et les cas contacts identifiés à J0 et J+7 par RT-PCR, si l’un des cas suivants est confirmé :
 1 enfant COVID+ contaminé par une des deux variantes d’intérêt ;
 1 enfant cas-contact d’un parent ou membre de la fratrie contaminé par une des deux variantes d’intérêt.
Pr. Jérôme Salomon
Directeur Général de la Santé

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La recherche hospitalière en marche, ça rassure!

Clément RODIER

Article de Marie Claire TIXIER sur un petit gars de chez nous
Frère Clément RODIER, du canton de Saint-Germain-L’herm
L’Algérie et … la clémentine …
Quand on déguste ce petit fruit sans pépins venant d’Espagne, d’Israël ou de Californie, on est bien loin de penser à ce petit Frère Marie-Clément (1) qui inventa la clémentine dans un coin d’Algérie (française) peu connu, appelé Miserghin (*).
(*) Misserghin (parfois dite Miserghin ou Mizerghin) est une commune algérienne de la wilaya d’Oran. Dès 1843, des familles françaises arrivent à Misserghin. Aucune installation n’est prévue pour les recevoir : en conséquence, elles logent et cohabitent dans un dépôt du vieux village. Un état dressé le 1er novembre 1843 par le commandant de la place permet de se souvenir de ces familles sans lesquelles il n’y aurait jamais eu de village.
Frère Marie-Clément est né le 25 mai 1839 dans un coin reculé du Puy-de-Dôme appelé Malveille, un hameau de la commune de Chambon-sur-Dolore, dans ce coin du Livradois du canton de Saint-Germain-L’herm. Un Vital à Malveille, quelle ironie ! Ce n’est point là qu’il pouvait espérer grand avenir. Mais l’avenir qu’il décida de poursuivre ne fut point grand, aux yeux de beaucoup.
Il s’appelle Vital RODIER. Il est le second fils de Jean RODIER, cultivateur et scieur de long, & Jacqueline COMMUNAL, et de fait déjà l’aîné, puisque son frère Benoît, né le 26 mai 1837, est décédé au bout d’un an, le 21 juillet 1838. 2 autres fils ont suivi, Guillaume en 1842 et Benoît en 1844.
Malvieille est alors un de ces gros villages tel qu’il en existe un peu partout ; un trop plein de main-d’œuvre ; il faut bien émigrer pour vivre ! La maison de ses parents est juste en face de celles des autres RODIER de Malvieille : de dom Macaire RODIER, alors chartreux à Valbonne ; de Guillaume RODIER, frère de ce dernier, dont les enfants partent les uns après les autres vers l’Algérie ; de la maison aussi des ANGLADE … [des unes et des autres, il ne reste en 2010 que quelques tas de pierres].
En 1854, à 15 ans, Vital RODIER part dans le Gard, à la Chartreuse de Valbonne, où son cousin dom Macaire (Claude RODIER) est vicaire ; il y fait 2 ans d’études, tout en s’essayant en parallèle au régime rigoureux de la vie des moines chartreux. Sa santé fragile s’accommode assez mal aux exigences du Consuetudines Cartusiae, qui régit la vie austère (2) de cet Ordre.
En 1856, lassé des hivers locaux, Vital décide de rejoindre en Algérie plusieurs de ses cousins, dont André RODIER, à la congrégation de Notre-Dame de l’Annonciation, à Messerghin près d’Oran, dirigé par le père Abram. Cela fait 17 ans que la Congrégation est installée là dans un vaste domaine.
Vital RODIER arrive le 1er novembre à Miserghin, à la Toussaint. Il y retrouve ses cousins Jean, André-Claude, Antoine et Jean-Marie RODIER (devenus Frères Joseph, Marie, Isaac et Stanislas) et tous les autres voisins du Livradois.
Cet institut de Frères se préoccupe, comme beaucoup d’autres alors, des trop nombreux orphelins. Le Père Abram a 38 ans et, en ces années qui suivent la conquête de l’Algérie, a transporté ses orphelins et ses petits frères de « l’Annonciation » sur une terre ouverte à toutes sortes d’initiatives, ayant, après des démarches tenaces, obtenu en 1849 une concession de 30 ha à Miserghin, village de colonisation à 21 km au S-O d’Oran. 2 ans plus tard, on lui a accordé en plus les 12 ha d’une pépinière étatique. La ténacité du Père Abram, jointe à l’immense bonne volonté de ses petits frères, transforme le domaine en une grande exploitation agricole, doublée d’ateliers où se forment les orphelins venus de France et d’Algérie.
C’est à cette pépinière que travaille notamment le Frère Marie-Clément RODIER.

« On peut dire que rien n’a été planté sans lui dans les 20 ha de la pépinière et les 35 ha du vignoble. C’est lui qui a introduit dans le pays plusieurs centaines d’espèces d’arbres forestiers, fruitiers ou d’ornement, sans compter une merveilleuse collection de rosiers comprenant près de 600 variétés des plus rares … Il obtint même et développa plusieurs variétés de plantes et de fruits, entre autres une espèce de mandarine, qui fait l’admiration des connaisseurs, et que les orphelins de l’établissement ont baptisée du nom de Clémentine. » (3)

L’origine ou l’hérédité de ce fruit désormais populaire est assez mystérieuse. Les sociétés savantes et la tradition se contredisent ou se complètent. Les botanistes la découvrent sur le tard, alors que le Frère Marie-Clément en fait déjà exploitation.
Son invention reste floue. Elle remonterait à une époque entre 1892 et 1900. La pierre tombale du Frère la situe en 1894, mais des auteurs, tous sérieux, sont loin d’être d’accord sur cette date.
La modalité est non moins mystérieuse (4). La tradition fournit 2 explications.

« Il y avait sur le terrain, au bord de l’oued Miserghin, un arbre non cultivé qui avait poussé là parmi les épines ; ce n’était pas un mandarinier, ni un oranger ; ses fruits plus rouges que les mandarines étaient d’une saveur délicieuse et n’avaient pas de pépins ; c’est ce que devait apprendre au Frère Clément un jeune arabe qui en avait dégusté ; intéressé par ces fruits, l’arboriculteur prit sur lui la décision de faire des greffes avec des greffons de l’arbre miraculeux. L’opération réussit ; on multiplia les greffes et au nouvel arbre on donna le nom de clémentinier.« 

Une autre version est donnée par le fils d’un employé qui vivait à la pépinière au temps du Frère Clément et dit que celui-ci aurait suivi le travail d’une abeille en train de butiner :

« L’abeille passe d’un bigaradier sur un mandarinier ; que peut-il sortir d’un tel mélange de pollen ? Le Frère attache un ruban rouge à la fleur du mandarinier et surveille la production ; il prélève le fruit à maturité, fait un semis et obtient la clémentine … »

Peu importe, en fait ! La curiosité historique est unanime pour attribuer l’invention de la clémentine à Vital RODIER, devenu Frère Marie-Clément en entrant chez les Frères de l’Annonciation.
L’inventeur de la clémentine décède le 20 novembre 1904 (5), à l’âge de 65 ans ; il est alors déclaré comme « pépiniériste, demeurant à Miserghin, célibataire ». Cela fait 48 ans qu’il est arrivé.
Un an après la mort de Vital RODIER dit Frère Marie-Clément, l’orphelinat de Misserghin connaît un sort singulier : alors que les lois de séparation de 1905 ont fait fermer la vingtaine de collèges spiritains en France, seul Misserghin a pu rester ouvert, en ce département alors français.

Lors du départ des religieux, après l’indépendance algérienne et la nationalisation de l’orphelinat, les tombes de tous les spiritains morts à Misserghin sont nivelées et recouvertes d’un gazon sous lequel disparaissent leurs noms et avec eux, l’évocation de leur présence et de leur dévouement. Les restes du Frère Marie-Clément sont placés dans l’ossuaire du couvent.

  • Frère Clément s’est aussi intéressé durant 40 ans à relever la température moyenne à Miserghin, la pluviométrie, à faire diverses autres activités scientifiques. Mais c’est la découverte de la clémentine qui l’a rendu célèbre, bien que peu de personnes connaissent le Frère RODIER.
D’après « Les Frères Courage, Mémoire Spiritaine », Etudes et Documents (1994)
(1Il est le seul Frère spiritain à se trouver dans le Larousse et, pardonnez du peu, c’est dans les noms communs. « Clémentine : n.f. (du nom du F. Clément qui obtint le fruit en 1902). Mandarine d’une variété à peau fine, fruit du clémentinier. » (Petit Larousse 1998). Pour le même fruit hybride du bigaradier et du mandarinier, le Petit Robert renvoie à un « Père Clément ».
(2)« Sa santé est trop fragile pour supporter les exigences de la vie des chartreux ». Père Roger Tabard, archiviste adjoint.
(3Il marque ses essais dans des cahiers (qu’on a perdus), notant le lieu, la date, les résultats des diverses expériences. op cit.
(4D’après le Dr Trabut, de la « Sté d’horticulture », qui visite souvent les nombreux travaux du Frère, celui-ci aurait créé par hasard un hybride de mandarinier et de bigaradier à feuilles de saules ou granito. Ceci se passe en 1900 et on le nomme d’abord « mandarinette ». Lorsque les botanistes ont pris conscience de l’intérêt de ce nouvel agrume, la parcelle d’origine a été arrachée. Impossible de connaitre les plans d’origine. op cit.
(5) Le Frère RODIER, mort depuis 1904, a obtenu pour sa découverte la médaille d’Or grand module de la Sté d’Agriculture d’Algérie, qui a baptisé en son honneur ce fruit merveilleux de la Mitidja, la « clémentine », 20 ans après sa mort. op cit.
En 1962, l’accession à l’indépendance de l’Algérie et le départ des Français sonnent le glas de la production d’agrumes du pays : de nombreux « pieds-noirs » spécialisés dans la clémentine délocalisent leur savoir-faire en Corse.
En 2002 les chercheurs démontrent que ce fruit n’a pas de lien de parenté avec la bigarade mais avec l’orange douce, au contraire de ce que pensait le Père Clément.

Du vaccin

Dès le mois prochain, nous allons produire en France, sur plusieurs sites, un vaccin anticovid, a dit le Chef.
Cette annonce impromptue a de la gueule. Sous-entendu nous sommes un grand pays dans le domaine de la recherche et de la production scientifiques. On a un peu de retard certes, mais on est là.
Seulement voilà, sous la com et le verbe produire, il faut entendre nous allons mettre en bouteille et sous licence un vaccin que d’autres ont inventé.
C’est sans doute un peu moins glorieux.
Merci Sanofi, merci Pasteur!
Salutations à tous nos grands « Professeurs » Chefs de Service en médecine, grands « Chercheurs », qui hantent les plateaux télé et Twitter tout au long de la journée!
En outre
Dès juillet, Valneva, société » moitié française moitié autrichienne, recevait 14 millions de livres du gouvernement britannique pour porter la capacité de leur usine d’Ecosse à 20 millions de doses de leur vaccin anticovid.
Qui plus est, l’Agence du Médicament Britannique a aidé Valneva à bâtir son plan de développement clinique pour que les phases 1 et 2 se déroulent en Grande Bretagne.
Enfin le gouvernement britannique a passé une précommande de 190 millions de doses maximum, en versant 470 millions d’euros d’emblée. Il conserve des options pour 90 millions de doses supplémentaires.
Pourquoi le gouvernement français ne s’est-il pas intéressé à ce projet, laissant le gouvernement britannique l’épauler financièrement et, en toute logique, en recueillir les fruits de façon privilégiée?
Merci à nos dirigeants!