Prudence

Quelles que soient les précautions prises, le risque est là.
Mais mieux vaut en être trop prudent que pas assez.
Si l’on se tient à moins d’un mètre de cette personne, il est possible d’inhaler ces microparticules, ou de les recevoir sur les muqueuses (bouche, yeux…), et donc de contracter le virus. Mais les gouttelettes peuvent aussi se déposer sur des objets, où le coronavirus peut survivre de quelques heures… à quelques jours – jusqu’à neuf selon les experts.
Le coronavirus peut survivre plusieurs jours sur l’acier et le plastique
“On ne sait pas avec certitude combien de temps le virus responsable de la COVID-19 survit sur les surfaces mais il semble qu’il se comporte comme les autres coronavirus”, précise l’OMS. “Les études tendent à montrer que les coronavirus peuvent persister sur les surfaces quelques heures à plusieurs jours. Ceci peut dépendre de différents paramètres (par exemple le type de surface, la température ou l’humidité ambiante)”.
Une étude américaine, pré-publiée sur le site medRxiv, montre que le coronavirus SARS-CoV-2 pourrait survivre 4 heures sur du cuivre, 24 heures sur du carton et 2 à 3 jours sur de l’acier ou du plastique. Les chercheurs ont comparé la durée de contamination d’une surface de ce nouveau coronavirus, avec celle sur SARS-CoV-1, qui avait provoqué une épidémie en 2003. “Au global, la stabilité est très similaire entre HCoV-19 et Sars-Cov1”, ont-ils affirmé.
Je ne trouve aucune donnée, concernant la persistance du virus vivant sur la viande consommée crue (jambon, saucisson…), fromage…. qui me paraissent être de bons milieux de culture.
Je suis preneur de toute info sur ce sujet

 

Certitude

« Dès qu’on a pensé à quelque chose, chercher dans quel sens le contraire est vrai » Simone Weil (la philosophe)

« Un esprit est comme un parachute. Il ne fonctionne pas s’il n’est pas ouvert. » Frank Zappa

Deux autres façons de dire la même vérité taoïste, qui aident à approcher la certitude et la force du sage.

Que l’on est loin des certitudes, des arrogances et des postures de notre temps, façon actuelle de masquer à ses propres yeux la faiblesse et la fragilité inhérentes à chaque homme.

Que l’on est loin du tout un chacun « savant » wikipédien, des experts scientifiques qui n’ont jamais pratiqué la science, des philosophes actuels qui ne cessent de mal accommoder à leur propre sauce les sagesses anciennes

 

Philippe Juvin

Grand coup de chapeau à Monsieur Juvin qui n’attend rien de personne et ose dire les choses tel qu’elles doivent être dites.
Un homme vrai qui pense juste et agit pour les autres!
Chapeau

« Malgré son ton calme et sa voix posée, on devine l’agacement. Philippe Juvin, chef du service des urgences de l’hôpital Pompidou, à Paris, est remonté contre les conseillers des hommes politiques. «On critique beaucoup les élus, mais on ne fait jamais la critique de l’entourage des hommes d’action». À son invitation, Olivier Véran, le ministre de la Santé, vient de visiter son unité ce dimanche. Revenu dans son bureau, il pose les bases du débat qui surgira après l’épidémie: «La vraie révolution qu’il faudra mener sera celle des conseillers. Ils doutent rarement, imposent leur vision monochrome, rédigent des rapports souvent identiques. Cette classe ne se remet jamais en cause, n’est jamais sanctionnée, bénéficie d’une totale impunité.»       cf Le Figaro

« ll faut dès aujourd’hui transférer massivement les patients ventilés vers les régions de France et de toute l’Europe où l’épidémie n’arrivera que dans 2-3 sem.
Pour cela il faut de l’organisation, de la logistique et de l’agilité : mettre fin aux ordres et contre ordres. Agir. » cf Tweeter

Pour l’instant, il en appelle à mettre de côté les polémiques pour se concentrer sur cette guerre contre le Covid-19. «Celui qui gagnera sera celui qui aura la bonne logistique», martèle ce réserviste de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris et ancien d’Afghanistan. Dans sa ville, il a mis en place une organisation «quasi militaire», dit-il, en détaillant: «Quadrillage de la commune par des bénévoles qui s’occupent des personnes âgées, 15 lignes téléphoniques dédiées 24 heures sur 24 pour répondre aux demandes de toutes sortes.» Le 22 mars, il a fait «un saut» au marché pour s’assurer du respect des limites de sécurité. » cf Paris Match

« Dès la fin février, à Pompidou, il a réorganisé son service en prévision de la «vague». Il assure ne pas manquer de masques, mais il ajoute, inquiet: «Pour la médecine de ville, les Ehpad, les maisons pour handicapés, les prisons, pour ceux qui vont faire la toilette des personnes âgées à domicile, il en faut. Idéalement, il faudrait tester tout le monde et isoler ceux qui sont positifs.» Or des masques, comme des tests de dépistage, on en manque. La faute, dit-il, «à un passif accumulé depuis des années», à ce manque de moyens alloués aux services de santé. Et l’on sait que, disant cela, il ne fait pas de la politique. Mais un simple constat. » cf Paris Match

corona

 

Extrait de Mail Oneline News

« Coronavirus cure hope as Italian man, 79, recovers after taking experimental Ebola drug – but a promising HIV medicine FAILS trial in major blow for scientists
Remdesivir was developed 10 years ago as a potential Ebola treatment
It was shelved but has potential as a general antiviral medication, experts say
Experimental use in the US has found it speeds up recovery time for COVID-19
HIV drug Kaletra had high hopes for it but makes no difference, a study said
Coronavirus symptoms: what are they and should you see a doctor?
By Stephen Matthews Health Editor For Mailonline and Sam Blanchard Senior Health Reporter For Mailonline
Published: 11:52 GMT, 19 March 2020 | Updated: 14:49 GMT, 19 March 2020
Coronavirus cure hopes have today been raised after an infected Italian man in his 70s recovered with the help of an experimental Ebola drug.
Doctors gave the unidentified 79-year-old remdesivir, which researchers around the world have tested in their desperate scramble to find a cure.
Officials in Liguria – the coastal region where the patient lives, which is south of Milan – announced he had recovered and could go home after 12 days in hospital.
The drug also showed success in a critically-ill woman in the US and 14 Americans who tested positive for the coronavirus after catching it on the Diamond Princess cruise ship.
It comes after scientists hunting a cure for COVID-19 were dealt a blow by a failed trial of another promising drug – one used to treat HIV patients.
Virologists described the results of the study on lopinavir–ritonavir, a combination which is branded as Kaletra and Aluvia, as ‘disappointing’.
Professor Jonathan Ball, of the University of Nottingham, said: ‘Other irons in the fire, so fingers crossed on one or more of those.’

Medscape 18 mars

« Could the old generic malaria drug hydroxychloroquine (Plaquenil, Sanofi-Aventis, among others), which is also used for the treatment of rheumatic disease, be an essential treatment for COVID-19?
This hypothesis, put forward by some, including Professor Didier Raoult of the IHU Méditerranée Infection in Marseille, was dismissed by other eminent infectious disease specialists and dismissed as fake news recently by the Ministry of Health.
Yet it resurfaced yesterday with the presentation on YouTube by Prof Raoult of positive results in a non-randomised, unblinded trial of 24 patients.
This follows encouraging in vitro results obtained by a Chinese team led by Xueting Yao, from Peking University Third Hospital, Beijing, China, which were published online by the journal Clinical Infectious Diseases on March 9th. However, the data were deemed insufficient by the infection community to recommend the compound as a treatment.

Moreover, chloroquine is not listed among the four treatments studied as part of the recently launched European clinical trial piloted by Inserm, which includes 3200 severe hospitalised patients, including 800 French patients.
Chloroquine was ruled out due to the risk of interactions with other medications for common comorbidities in infected patients, and because of possible adverse effects in patients undergoing resuscitation.
The Marseille Study
The European Union Clinical Trials Register shows that the Marseille study was accepted on 5th March by the National Medicines Safety Agency (ANSM). It could include up to 25 COVID-19 positive patients, comprising five aged 12–17 years, 10 aged 18–64 years, and 10 more aged 65 years or over.

While the data have not yet been published, and should therefore be interpreted with caution, this non-randomised, unblinded study showed a strong reduction in viral load with hydroxychloroquine.
After 6 days, the percentage of patients testing positive for COVID-19 who received hydroxychloroquine fell to 25% versus 90% for those who did not receive the treatment (a group of untreated COVID-19 patients from Nice and Avignon).
In addition, comparing untreated patients, those receiving hydroxychloroquine and those given hydroxychloroquine plus the antibiotic azithromycin, the results showed there was « a spectacular reduction in the number of positive cases » with the combination therapy, said Prof Raoult.
At 6 days, among patients given combination therapy, the percentage of cases still carrying SRAS-CoV-2 was no more than 5%.
Azithromycin was added because it is known to be effective against complications from bacterial lung disease but also because it has been shown to be effective in the laboratory against a large number of viruses, the infectious disease specialist explained. »

Commentaire  du Dr. Gregory Mynko dans Medscape
1 day ago
« NOW I know why people swear Z-packs help them get over colds:

« Azithromycin was added because it is known to be effective against complications from bacterial lung disease but also because it has been shown to be effective in the laboratory against a large number of viruses, the infectious disease specialist explained. »

Autre extrait de Medscape particulièrement intéressant

Dr. Zarni Htway
28 minutes ago

Is it a coincidence that corona virus infections occur less in malaria-endemic countries in Asia and Africa? Is there a role of chloroquine, which people living there might have used before?

« Épidémies. Vraies et fausses alertes » de Didier Raoult. Intéressant et facile à lire
Le livre sort demain en librairie, disponible en format Kindle dès à présent

De la grippe aviaire au Covid-19

Anthrax, chikungunya, Ebola, grippes aviaires, H1N1, Zika, SARS-coronavirus, MERS- coronavirus… Pour toutes ces épidémies, on a prédit des millions de morts : il n’en a rien été.

Qu’en sera-t-il du coronavirus chinois qui provoque une panique mondiale ?

Cet affolement provient en grande partie des exagérations de la presse, qui sait que la peur  » fait vendre « . Mais que nos gestionnaires – les politiques – surfent à leur tour sur le pire peut être lourd de conséquences. Nous avons affaire à des événements que la science elle-même peine à expliquer, telles la transmission accélérée des épidémies à leur début, leur variation saisonnière et… leur disparition spontanée sans raison apparente. Dans ces conditions, brandir chaque jour le nombre de nouveaux cas et de morts comme un épouvantail ne sert qu’à provoquer des réactions disproportionnées par rapport aux risques réels qui, eux, ne peuvent qu’être négligés dans le même temps.

Hydrochloroquine

Fan de M. Raoult depuis longtemps,
Besoin de rapporter ces lignes extraites du Point, par honnêteté intellectuelle:

Lundi, une longue file d’attente s’étirait devant l’IHU Méditerranée Infection, pôle d’expertise marseillais sur les maladies infectieuses que dirige le Pr Raoult, dans l’espoir de se faire tester par ses équipes. Plusieurs personnalités du monde médical ont également souligné tout l’intérêt qu’elles portaient à ces recherches, critiquant les réserves du gouvernement. « Les pharmacies sont submergées de demandes pour du Plaquénil, nom sous lequel est commercialisée aujourd’hui l’hydroxychloroquine (dérivé de la chloroquine), molécule porteuse d’espoir. Les médecins de ville en prescrivent, on peut s’en procurer sur Internet hors de tout contrôle », confie un membre de l’Académie de pharmacie.
Pourtant, contactées par Le Point, la plupart des personnalités politiques les plus véhémentes l’ont admis : elles n’ont pas lu l’étude du Pr Raoult. « Je ne suis pas médecin, mais… »

Justement, il y a un gros « mais » : depuis sa publication le 17 mars dans un journal dont l’éditeur est membre de l’équipe de Didier Raoult, l’étude du professeur provoque un réel malaise, tant elle s’éloigne des règles élémentaires des publications scientifiques. L’échantillon comportait 26 patients au départ, mais seuls 20 figurent dans les résultats : 6 patients ont été écartés, dont 3 parce qu’ils sont entrés en réanimation, l’un parce qu’il a ressenti des effets secondaires, et un autre… parce qu’il est mort, au troisième jour de l’essai. « Évidemment, si l’on écarte les morts et les cas qui s’aggravent, cela fausse le résultat », remarque Karine Lacombe, infectiologue et cheffe de service à l’hôpital Saint-Antoine.
Autres écueils : l’état des patients n’est pas renseigné. Certains sont testés positifs le premier jour, puis négatifs le jour suivant, puis à nouveau positifs, laissant planer le doute sur la fiabilité des tests. Certaines données de charge virale sont manquantes… Mais surtout, l’essai a été conduit en phase pré-épidémique, à une époque où l’on hospitalisait l’ensemble des personnes atteintes du coronavirus, sur des cas essentiellement asymptomatiques ou bénins. Après six jours de traitement, la charge virale avait fortement diminué, voire totalement disparu chez six des vingt patients. De quoi crier victoire ?
« Absolument pas », répond le chef du service des maladies infectieuses au CHU de Grenoble Jean-Paul Stahl. « On sait que dans environ 80 % des cas, les malades guérissent naturellement en quelques jours. Rien dans l’étude du Pr Raoult ne permet de savoir si chez ses patients, la charge virale baisse grâce au traitement, ou parce qu’elle aurait baissé de toute façon. » Par ailleurs, « on ne sait pas non plus si le fait d’avoir moins de virus bloque l’évolution de la maladie. Pour les malades les plus graves, il est de plus en plus clair que le prélèvement nasal pratiqué pour cet essai n’est plus approprié. Il faut chercher le virus dans les poumons. »

La piste reste intéressante, la chloroquine ayant montré un effet in vitro sur ce coronavirus, et de nombreux médecins hospitaliers l’utilisent d’ores et déjà dans leur prise en charge du Covid-19, dans l’attente de résultats des essais cliniques. En effet, aucune étude dans la vie réelle n’a encore permis de confirmer son efficacité (les résultats d’essais qui auraient été menés en Chine n’ont pas, à ce jour, été publiés).

Par ailleurs, les effets secondaires bien connus du médicament inquiètent les professionnels de santé : « Imaginez qu’il soit prescrit à des personnes cardiaques, ou diabétiques ? » s’alarme un médecin hospitalier, déjà confronté à des tensions avec certains patients. « Certains nous ont accusés de garder le traitement pour nous ou pour les gens importants, ils deviennent agressifs. »
« Dans un contexte d’anxiété généralisée, les gens cherchent un espoir et c’est compréhensible », appuie le Dr Karine Lacombe. « Mais il est potentiellement dangereux de proposer ce traitement de masse sans en avoir évalué les conséquences éventuelles. D’abord, cela peut entraîner une pénurie impactant les patients qui en ont le plus besoin », car le Plaquénil reste prescrit, pour des lupus notamment, sous étroite surveillance médicale. Ensuite, « la majorité des malades du coronavirus sont des cas bénins, ils n’ont pas besoin de médicaments. Pourquoi leur en donner ? Enfin, l’hydroxychloroquine allonge la durée du passage électrique à l’intérieur du cœur, et peut donc engendrer des arrêts cardiaques. L’azithromycine, qui est proposé en association, a le même effet. On pourrait provoquer plus de morts que sauver de vies si ce traitement est utilisé sans discernement… »

Dans un avis rendu lundi soir, le Haut Conseil de santé publique exclut toute prescription dans la population générale ou pour des formes non sévères « à ce stade, en l’absence de toute donnée probante », et le ministre de la Santé a annoncé être sur le point de prendre un arrêté encadrant précisément son utilisation : le « traitement miracle » ne sera autorisé qu’en milieu hospitalier, sur des cas graves, « sur décision collégiale des médecins et sous stricte surveillance ».
Une décision « sage », pour l’éminent hématologue et ancien président de la Haute Autorité de santé Jean-Luc Harousseau, qui concède n’avoir pas non plus lu l’étude du Pr Raoult, mais qui appelait pourtant, ces derniers jours, à généraliser le traitement « prometteur » à tous les patients hospitalisés.

Cet encadrement vient-il trop tard ? Le directeur général de l’OMS a beau s’alarmer contre les « faux espoirs » que pourraient susciter « des études réduites et non randomisées, réalisées à partir d’observations », une partie de la France ne l’entend plus. « Laissons agir ces médecins spécialistes incontestés ! » insistait lundi soir Ségolène Royal. « La situation actuelle ravive les grandes peurs des pandémies, et on entend beaucoup de choses complotistes », concède le député européen RN Hervé Juvin… Avant de glisser : « La chloroquine n’est pas chère, on connaît très bien ses effets secondaires. Pourtant, Agnès Buzyn l’a classée en janvier comme une substance vénéneuse. Il est difficile de ne pas penser qu’il n’y a pas des intérêts financiers derrière… »
Un air de complotisme largement relayé sur les réseaux sociaux par les extrêmes de tous bords… Ignorant que la molécule figure depuis 1999, déjà, sur la liste des principes actifs dangereux pour l’organisme, sur laquelle l’a rejointe récemment (et logiquement) son dérivé l’hydroxychloroquine, sur décision de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).
Une agence pointée du doigt, ces dernières années, pour son « laxisme » dans les scandales du Médiator, de la Dépakine, du Levothyrox… Et qui se retrouve maintenant accusée de faire du zèle, en pleine crise sanitaire, dans une soudaine inversion des valeurs.

Gouverner c’est prévoir

Quelques évidences:
-Gouverner c’est prévoir
-On évoque très souvent et pour des foutaises le fameux » Principe de précaution » et là, face au risque de milliers de morts, on n’a rien fait ou presque quand il était temps d’agir vite et fort, ne serait-ce que par précaution.
-Prétendre s’être appuyé et s’appuyer sur « Les Scientifiques » pour excuser ses propres insuffisances n’est pas acceptable. Comme si ces nouveaux « Dieux infaillibles » étaient unanimes et comme si dans une telle situation on pouvait avoir des certitudes, particulièrement dans un domaine comme la biologie qui est loin d’être une science exacte. Comme si le ou les décideurs politiques n’étaient pas les seuls décideurs mandatés par le peuple. C’est trop facile.
-La qualité première d’un véritable scientifique est le doute, le questionnement, l’absence de certitude toujours.
-Cette appellation « Les Scientifiques » ne veut rien dire. « Les Scientifiques » ça n’existe pas. Il existe une multitude de gens qui pratiquent la science, de différents niveaux et de différentes spécialisations. Il ne sont jamais unanimes quelque soit le sujet.
-Un médecin, particulièrement un médecin généraliste mais pas que, n’est pas un « scientifique », c’est un médecin c’est à dire une personne, tout à fait honorable, à qui on a enseigné la médecine, une forme de médecine plutôt, et cela parfois il y a longtemps. Il a soigné, souvent guéri des malades en s’appuyant sur ses connaissances, son vécu sur le terrain et son expérience, sur les informations fournies par les laboratoires et sur le Vidal. Aussi, quand il donne un avis sur un sujet comme l’actuelle épidémie, il donne plutôt un avis au nom de son propre  « bon sens » et non un avis en tant « qu’expert ».
-Des experts il en existe, des vrais dans le domaine qui nous préoccupe, comme Monsieur Leung, Monsieur Raoult, par exemple, et quelques autres.

Madame Buzin a été sensibilisée très tôt sur le désastre qui s’annonçait. Dès janvier, elle a tiré la sonnette d’alarme auprès de ses patrons.
Comment ne pas penser que les mesures qui sont prises sont trop tardives et encore trop insuffisantes.
Si nous devions constater, en France, des milliers de morts dans les jours qui viennent, et c’est fort probable, il y aurait des responsables. Honte à eux

ci-dessous un extrait du Point

« Fin janvier, dans un article de la revue The Lancet, l’épidémiologiste Gabriel Leung, considéré comme l’un des meilleurs experts mondiaux des épidémies de coronavirus et président du département de médecine de santé publique à l’université de Hongkong, prévient que l’épidémie pourrait croître de manière exponentielle dans les grandes villes de Chine, et dans le monde, portée par des personnes infectées, mais n’ayant pas encore déclaré de symptômes. Puis alors que l’épidémie s’étend, il estime que la maladie pourrait à terme toucher 60 % de la population mondiale. Courant février, un consensus commence à s’établir parmi des épidémiologistes de l’Imperial College de Londres, de l’université de Harvard aux États-Unis, du programme de biosécurité de Nuclear Threat Initiative, de l’Organisation mondiale de la santé (Ira Longini)… Leurs conclusions convergent : la vitesse de propagation du virus est impressionnante, et son blocage d’autant plus difficile que les cas asymptomatiques sont nombreux : sans dépistage systématique, on ne les détecte pas. La stratégie la plus efficace, à la lumière de ces données, consiste à frapper fort le plus tôt possible, comme l’explique alors à Bloomberg l’épidémiologiste Benjamin Cowling : « Les gouvernements doivent effectuer des tests pour identifier et mettre en quarantaine les personnes infectées et celles avec lesquelles elles ont été en contact, tout en réduisant les cas importés de l’étranger. Les mesures de distanciation sociale telles que la fermeture des écoles, le travail à domicile et l’évitement des zones surpeuplées sont essentielles, mais seulement une fois que l’épidémie est déjà déclarée. »
Stratégies gagnantes en Asie
Les confidences d’Agnès Buzyn suggèrent que le 30 janvier, la France a encore le temps, mais qu’elle ne le met pas à profit. Contraint de se justifier ce mardi, Olivier Véran balaie les critiques : « Il existe autant de scenarii différents que de modélisations, et autant de modélisations que de pays. Nous avons toujours recherché le consensus scientifique Or le consensus scientifique ne s’est forgé, en Europe, que très récemment, et il y a encore des experts pour nous expliquer que c’est une grippette et qu’on en fait trop ! »
En Asie, pourtant, les modélisations sont prises très au sérieux, et la réaction est rapide. Taïwan et Singapour ferment ou contrôlent leurs frontières dès le 21 janvier, Hongkong le 28 (après des manifestations de personnels de santé pour l’exiger). Plusieurs pays instaurent un dépistage massif de la population : 250 000 tests ont été réalisés en Corée du Sud, depuis le début de la crise – 30 fois plus qu’en France, où les trois premiers cas de coronavirus sont détectés le 24 janvier : des patients d’origine chinoise avaient séjourné à Wuhan, foyer de l’épidémie. Le rapatriement des Français s’organise. Le 30 janvier, quand Agnès Buzyn s’ouvre de ses angoisses à Édouard Philippe, l’OMS déclare l’état d’urgence de santé publique de portée internationale…
« Cela nous a vraiment ébranlés », confie un proche d’Emmanuel Macron. « Les questions de mesures de confinement ou la fermeture des frontières se sont posées à ce moment-là. Mais face à d’aussi lourdes décisions, on demande l’avis des scientifiques, et ils n’étaient pas unanimes ! » L’idée même de fermer les frontières, reconnaît-il, est repoussée d’emblée. « Il y a sans doute un blocage psychologique politique important sur ce sujet. Mais à un moment, ce sont des décisions coûteuses, à la fois économiquement et politiquement ! Une crise économique et sociale aurait, elle aussi, de lourdes conséquences sanitaires… »
La timide stratégie française
La France adopte toutefois une stratégie timide, critiquée au sein même du corps médical. Alors même qu’aucune restriction de déplacements n’est imposée, peu de tests sont effectués : moins de 100 pour 1 million d’habitants à la date du 5 mars, contre plus de 4 800 en Corée du Sud ! « On a pris une stratégie qui n’est pas la stratégie du reste du monde technologique, celle de très peu tester. Depuis le début, alors que c’est un test PCR banal que tout le monde est capable de faire. C’est un choix stratégique, qui n’est pas le choix de la plupart des nations, en particulier des Coréens qui font partie, avec les Chinois, de ceux qui maîtrisent l’épidémie », constatait dans une récente conférence l’infectiologue Didier Raoult. Agnès Buzyn, qui consacre ses dernières semaines au ministère de la Santé à préparer les hôpitaux à l’arrivée d’une puissante vague de malades, conteste-t-elle cette stratégie ? Combien de masques, de gels sont-ils commandés en prévision de la crise à venir ? « J’ai quand même l’impression que jusqu’à la dernière minute, tout le monde est resté dans le déni », grince rétrospectivement un ténor du parti. »

Darwin versus LE virus

A y réfléchir, mieux vaut un bon virus qu’une bonne guerre pour résoudre le problème essentiel de notre humanité: la surpopulation.
Le virus élimine les vieux, les faibles, les fragiles…Darwin!
La guerre élimine les jeunes dans la force de l’âge.

Le plus malin c’est Boris Johnson. Il ne fait rien, laisse entrer et se propager le virus.
Deux avantages:
-exit les branches malades.
– les survivants seront immunisés lors d’une autre attaque dans le futur
Car, c’est encore plus sûr que la garantie  AD . Y’aura d’autres attaques, encore plus virulentes dans le futur.