Marie-Hélène Lafon

Avec Marie-Hélène Laffon, c’est l’amour du Cézallier que nous partageons…

« En conséquence, il me semble avoir éprouvé très tôt un vif sentiment d’appartenance à « ce pays d’en haut », ce monde rare, perché, taillé pour l’hiver. Les gens de toutes générations disent souvent qu’il y a là-bas deux saisons; « l’hiver et le 15 août »! En soi,1.000 mètres ne constitue pas une attitude exceptionnelle – c’est peu de chose-, mais pour toutes sortes de raisons qui m’échappent complètement, liées sans doute à la manière dont l’espace est agencé, situé, le climat y est rude, accentuant le sentiment d’être toujours en hiver. Le pays connait un printemps éruptif et rare, un été violent, un automne flamboyant, et c’est reparti pour l’hiver, gros morceau de temps où la vie des gens, tout au moins celle des paysans, est rythmée par les soins à donner aux animaux rentrés à l’étable. Ce sentiment d’un hiver qui ne finit pas est l’apanage des pays de montagne quand ils sont vécus de l’intérieur. Passer l’hiver équivaut à un adoubement et constitue en quelque sorte l’épreuve du pays, mais encore faut-il faire face. »

A dire vrai, pour avoir vécu en zone urbaine de longues années au nord-est de la France, j’ai aussi ressenti ce sentiment d’un hiver qui ne finit pas, mais là sans résonance et, pour le moins, sans exaltation…..

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